| La zone Trieux |
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| Lundi, 23 Février 2009 16:32 | |||||||||||||||||||||
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Le Trieux et son bassin
Longueur : 71,8 km
Né à Kerpert à 240 mètres d’altitude, le Trieux est un fleuve côtier coulant du sud au nord à travers le massif Duault-Quintin. Long de 71,8 kilomètres, il draine un bassin versant de 515 km2 (dont 447 hors estuaire) avant de se jeter dans la Manche en face de l’archipel de Bréhat. Les caractéristiques géologiques et le relief génèrent un réseau hydrographique dense, composé de vallées encaissées avec des pentes variant de 2 à 18 ‰. L’origine hydronymique du fleuve reste une énigme. Certaines hypothèses émettent un lien avec l’idée de "passage" ou avec l’idée de séparation de la ville de Pontrieux en deux trêves. Le Trieux de la source à la merLe haut Trieux (de Kerpert à Guingamp)Les sources du Trieux se situent à Kerpert au lieu-dit Garz-an-Cloarec dans une alvéole adossée au massif de Duault-Quintin. L’eau se fraye un passage à travers une zone humide que dominent les « touradons », des laîches ou carex aux feuilles longues et coupantes. Le moyen-Trieux (de Guingamp à Pontrieux)A partir de Guingamp, le bassin versant du Trieux se rétrécie considérablement alors que le débit moyen mensuel double (6 m3/s). L’altitude du Trieux dans sa traversée de Guingamp est d’environ 65 mètres. La pente moyenne passe de 3 à 2 ‰. Les nombreux moulins présents, ne fonctionnant plus aujourd’hui, témoignent de l’activité passée de la vallée. Subsistent néanmoins leurs déversoirs qui barrent le cours d’eau dont certains sont équipés de passes à poissons. L’écoulement de l’eau est caractérisé par une succession de biefs et de plats courants. Dans sa traversée de Guingamp et Pontrieux, le Trieux est fortement influencé par les activités humaines. Les berges ont subi une forte artificialisation appauvrissant les habitats aquatiques. L’écluse de Goas-Vilinic à Pontrieux, créée en 1902, matérialise la limite entre le domaine maritime et continental. Elle permet au port de Pontrieux de recevoir des sabliers de 800 tonnes et des caboteurs de 1200 tonnes. Le port offre aussi des places à la navigation de plaisance. La Ria du TrieuxDans sa partie estuarienne, le Trieux s’écoule à travers une ria longue de 18 kilomètres. Il y reçoit les eaux du Leff, son principal affluent, à 16 kilomètres de la mer. La largeur de l’estuaire varie en fonction des affleurements géologiques, par l’alternance de roches tendres (schistes) et de roches dures (grès). En rive gauche siège le château de la Roche-Jagu, propriété du Conseil Général des Côtes d’Armor, depuis lequel la Ria offre toute son ampleur. C’est en amont de Lézardrieux, au Lédano, que l’estuaire est le plus large avec une distance entre les deux rives de 1800 mètres. L’activité du port de Lézardrieux se développe non seulement autour de la navigation de plaisance, mais aussi autour de la conchyliculture, facilitée par l’important marnage (10,5 mètres). L’estuaire se termine en face de l’archipel de Bréhat, jalonné à l’Ouest par le sillon de Talbert, et à l’Est par la Pointe de l’Arcouest. Patrimoine naturel du TrieuxPar l’hétérogénéité des habitats qu’il propose, le Trieux accueille une faune et une flore variées. Les espèces emblématiques sont sans conteste le saumon Atlantique (salmo salar) et la loutre d’Europe (lutra lutra) pour la faune et l’osmonde royale (osmunda regalis) pour la flore. Il ne faut malgré tout pas oublier les autres espèces, toutes aussi importantes pour l’équilibre de l’écosystème, parmi lesquelles on peut citer l’écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), le martin pêcheur (alcedo atthis), la mulette perlière (margaritifera margaritifera), l’alose (Alosa alosa), la lamproie marine (Petromizon marinus), l’anguille (Anguilla anguilla), le flet (platichthys flesus) et la truite fario (salmo trutta fario).
Activités humainesLe long de son cours et de ses berges, les activités humaines se sont développées. Six piscicultures utilisent les eaux du Trieux ou de ses affluents pour produire truites arc en ciel, truites fario, saumons, et vairons. L’agriculture occupe bien évidemment une place prépondérante sur le bassin versant avec notamment quatre grands systèmes de production : le système laitier avec ou sans bovins à viande, le système laitier avec ateliers volailles ou porcs, le système porcs naisseur / engraisseur autour et en aval de guingamp, et le système volaille très présent sur les communes de l’amont du bassin versant. Trois pôles urbains sont recensés sur cette zone, il s’agit du nord au sud, de Lézardrieux, Pontrieux et Guingamp. C’est autour de ce dernier que sont implantées les principales activités industrielles souvent orientées vers l’agro-fourniture et l’agro-alimentaire. |




