| La zone Leff |
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| Lundi, 23 Février 2009 16:10 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Le Leff et son bassin
Longueur : 60 km de cours principal, 228 km d'affluents (principaux uniquement), 91 km de ruisseaux côtiers
Né sur la commune du Leslay à 210 mètres d’altitude, le Leff est l’affluent principal du Trieux. Il marque la frontière entre le Trégor à l'ouest, et le Goëlo à l'est. Sa longueur est de 60 kilomètres. Il draine un bassin versant de 360 km2 avant de rejoindre le Trieux entre Quemper-Guézennec et Plourivo. La géologie des terrains traversés influence la densité du réseau hydrographique et les pentes. L’amont de Châtelaudren se caractérise par des petits ruisseaux pentues sur substrat granitique. En aval, en revanche, le Leff prend ses aises au sein d’une vallée élargie et marquée par des coteaux boisés. La dénomination "Leff" tire vraisemblablement son origine du gallois "llyf" qui signifie courant, flot, même si la prononciation bretonne évoque le breton "lenv", gémissement. Le cours du LeffL'amont de ChâtelaudrenLe Leff prend sa source en amont du parc du Château de Beaumanoir dont il traverse l’étang. De là, il s’écoule au travers de vallées encaissées marquées par des pentes relativement fortes. De nombreux affluents viennent gonfler son cours, parmi lesquels on peut citer le Camet, le Kernier et la Rivière de Pitié. Peu à peu le Leff s’élargit et devient méandriforme à l’approche de Châtelaudren. Il serpente au sein d’une vallée alluviale plus large caractérisée par de vastes zones d’expansion de crues. A son entrée dans la petite cité de caractère de Châtelaudren, le Leff se heurte à une digue et forme un étang. Cette digue constitue un obstacle infranchissable pour les populations piscicoles, isolant de ce fait la partie amont de la partie aval du Leff. Ce secteur amont est essentiellement composé de roches métamorphiques anciennes et cristallines, à dominante granitique marquée (granit porphyroïde et syntectonique au sud, gneiss à migmatites et mica noir à l’ouest), avec des crêts de quartzites localisés en de fins et courts filons isolés et dispersés sans continuité. La partie avalCette partie du Leff se caractérise par des pentes plus faibles (2 ‰) et une augmentation progressive de la largeur du lit mineur. Le Leff reçoit les eaux de plusieurs affluents, le Dourmeur (ou Coat an Doc’h), le Goazel, le Kerguidouë (également appelé Languidouë), le Goaz Mab et le Poul Jaudour. Du point de vue géologique, la partie aval du Leff présente un profil schisteux et sédimentaire (grands secteurs à alluvions modernes) marqué essentiellement par la présence de gneiss à amphibolites et micaschistes. L’extrême nord du bassin versant (Yvias, Pléhédel, Le Faouët) associe des schistes dits de “St Lô” et de “Plouézec”, des porphyrites de Plourivo et même, autour de Quemper-Guézennec, des limons argilo-sableux calcaires. Les ruisseaux côtiersLes ruisseaux côtiers entre Plouha et Ploubazlanec sont nombreux. Ils se caractérisent par des linéaires faibles et des pentes relativement fortes. Parmi les principaux ruisseaux, il faut citer, le Corzic, le Kergolo, le Correc et le Quinic. L’ensemble de ces ruisseaux est influencé par l’urbanisation et les infrastructures côtières. Bon nombre d’entre eux sont canalisés et busés avant leur confluence avec le milieu marin. Patrimoine naturel du LeffLe Leff recèle de nombreuses richesses faunistiques. Les plus emblématiques sont, sans conteste, le saumon Atlantique (Salmo salar) et la Loutre d’Europe (Lutra lutra). Mais il ne faut pas oublier l’alose (Alosa alosa), la lamproie marine (Petromizon marinus), l’anguille (Anguilla anguilla) l’écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) ou encore la truite fario (Salmo trutta). La présence de plusieurs espèces d’amphibiens est également à souligner.
Activités humainesLe long de son cours et de ses berges, les activités humaines se sont développées. L’agriculture occupe bien évidemment une place prépondérante sur le bassin versant, notamment aux secteurs où la vallée est large. La force motrice de l’eau a également été largement exploitée. On relève ainsi pas moins de 36 barrages sur le cours principal. Aujourd’hui, seuls quelques uns d’entre eux demeurent en fonctionnement mais l’implantation de ces ouvrages a fortement modifié la dynamique de cette rivière. Trois pôles urbains sont recensés sur cette zone, il s’agit du nord au sud, de Paimpol, Lanvollon et Châtelaudren. |




